Lettre ouverte

Tu voulais que je raconte notre histoire, tu voulais que tout le monde sache que tu m'aimais, par ce que tu disais m'aimer comme un fou.

Notre histoire était belle, nos sentiments si forts, digne d'un livre, elle aurait du finir par « et ils vivèrent heureux ». Oui, ça aurait du, mais les choses se sont déroulées autrement, l'histoire ne connaitra pas de happy end.

Je l'écris aujourd'hui notre histoire, avec le cœur rempli de tristesse. 

Lorsque je t'ai rencontré, je n'attendais plus rien des hommes. Je me refusais à aimer, à m'ouvrir et c'est surement ce qui m'a attiré au départ. Tu étais marié, tu n'avais rien à m'offrir, je ne te demandais rien, à part du rêve.  Au fond c'est ce qu'on cherchait tous les deux, c'est ce qui nous a perdus, quand la réalité s'est imposée.

Marié, tu te sentais vide, en manque de passion, de rêve pour échapper au quotidien.  Désespérément seule, j'avais besoin de me sentir vivante, désirable. J'avais besoin de quitter ma vie, quelques instants, d'oublier mon handicap, mes difficultés, et avec toi tout devenait  possible.

Tu te souviens de notre rencontre ?  De la première fois où on s'est parlé ?

Chez baby, une amie commune. Elle avait créé une communauté échangiste sur internet et nous étions les deux seuls « non échangistes ». Inscrits  par amitié, par curiosité aussi surement, nous nous sommes trouvés à travers les différents messages.  Plusieurs fois par jour j'arpentais le site à la recherche de tes messages,  tout mon être vibrait, un sourire idiot s'affichait sur mon visage, lorsqu'enfin je voyais ton pseudo s'afficher en face de « dernier message ». J'aimais penser que tu écrivais pour moi, que peut-être toi aussi  tu cherchais mes messages le cœur battant la chamade. 

Je savais que tout cela n'était pas réel, que tu avais ta vie, ta femme, tes enfants mais l'idée que tu puisses penser à  moi seulement quelques secondes, me remplissait de joie. Tu étais un rêve, un fantasme et jamais je n'aurais cru pouvoir te toucher vraiment. Alors il n'y avait aucune crainte, aucun tabou, je me laissais glisser dans ce doux rêve, sans prendre garde à la chute.  Peut-être en a-t-il été de même pour toi. Le piège s'est refermé, je crois que je t'aimais déjà.

Chaque fois que je le pouvais je te rejoignais sur Messenger.  A  l'affut du « Gégé vient de se connecter »,  de la sonnerie prévenant l'arrivée d'un  message. J'aurais pu y rester toute la journée, à attendre, à t'entendre toi. Que faisais-tu ? à quoi pensais tu quand tu n'étais pas avec moi ?

Le soir venu,  je m'empressais d'aller sur mon ordinateur. Nous étions seul au monde, loin du quotidien, des contraintes. Nous discutions des heures durant, oubliant qu'il faudrait se lever au petit matin.  Plus rien ne comptait, à part toi et moi. J'aimais regarder ton sourire à travers la caméra. J'étais attirée comme une mouche, à ce moment là j'aurais voulu pouvoir t'embrasser, sentir tes mains sur moi. Il y avait tant de désir dans ton regard, pour la première fois de ma vie je me sentais belle.  Nous nous sommes cherchés, nous nous sommes trouvés. Petites phrases suggestives, épaule dénudée, le jeux de la séduction a vite remplacé nos dialogues  plus sérieux. J'aimais être guidé par toi, me montrer et jouer avec mon corps. J'aimais te regarder aussi, provoquer le désir, te faire faire des choses devant ta Cam par ce qu'à ce moment là, tu étais à moi et à moi seulement. Jamais je n'avais éprouvé de tels sentiments.  Je ne pensais pas qu'une chose pareille soit possible à travers deux écrans d'ordinateur.

Quand nous avons compris que toutes les limites avaient été dépassées, celle des sentiments surtout, nous avons essayé de tout arrêter. Mais en avions-nous vraiment envie ? En avions-nous la force ?  Irrémédiablement attirés l'un vers l'autre, il nous a été impossible de mettre un terme à cette histoire et beaucoup de monde en a souffert, en commençant par ta femme.

 

Te souviens-tu de la première fois où nous nous sommes vus ?

La veille, sur Messenger, tu m'avais dit que tu partais passer la soirée chez un ami. Tu m'avais dit « ne m'attends pas, je vais rentrer trop tard, on se verra demain ».

Je peux bien te l'avouer aujourd'hui, l'idée que tu puisses venir ici me faire une surprise m'a effleuré l'esprit. Je me suis empressée d'envoyer un mail à ma petite sœur virtuelle  «  c'est fou, mais je crois qu'il vient chez moi. ». J'étais enjouée, excitée, dans tous mes états. Tout en m'épilant (et oui quand on est célibataire des fois y a du laissé aller), je me disais « non, ce n'est pas possible, il ne viendra pas, je me fais des idées ». Il faut dire qu'à l'époque, tu vivais dans le nord, moi dans le sud et la distance me paraissait trop grande.  Dans mon lit, je calculais la distance, le nombre d'heures pour pouvoir arriver jusqu'à moi. Va-t-il faire la route d'une seule traite ? Va-t-il s'arrêter pour dormir ? Non, il ne viendra pas, je suis dingue de penser ça, c'est impossible, on ne se verra jamais en réel, il n'aurait pas pris le risque.

Au petit matin je m'étais rué sur l'ordinateur : pas de nouveau message, pas de mail, aucune trace de toi. Et s'il venait…

Les heures passèrent, j'avais la certitude que tu ne viendrais plus. J'avais été bête de penser ça. ¨Pourquoi serais-tu venu d'ailleurs ? Qui étais-je pour toi, un rêve ? Une amante virtuelle ? Une amourette comme on en a quand on est ado ? Par ce qu'au fond c'est ainsi qu'on se conduisait : comme deux ado !

La journée reprit son fil, je te guettais ton statut sur Messenger : hors ligne.

Il a du se coucher très tard, il doit être fatigué, on se croisera ce soir, pensais-je.

Et puis quelqu'un a tapé à la porte. Etait-ce maman ? Non, elle rentre sans taper. La voisine ? Le facteur ?

J'ai ouvert, et tu étais là, devant moi, tellement beau, tellement vrai ! Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. Je me contentais de te regarder avec ce sourire idiot. Tu étais là !

Tu es rentré, tu t'es assis, tu as bu un café, peut-être deux. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de toi, impressionnée, heureuse, timide, le cœur affolé. Tous les sentiments se mélangeaient. J'avais peur, peur de te décevoir, de ne pas être à la hauteur. Peur que tu regrettes d'être venu et que ça mette un terme à notre amour virtuel. Peur aussi que tout se passe trop bien. Peur du réel. Sur internet tout était si facile. Tu avais l'air si fatigué et si heureux à la foi.

On a parlé, tellement parlé. Adieu timidité, avec toi tout semblait si naturel. J'avais cette impression de ne pas être jugé, d'être comprise. Tu es surement le seul à qui j'ai vraiment ouvert mon cœur.

Le soir venu, je t'ai invité à dormir dans mon lit. C'était comme si toi et moi nous nous connaissions depuis toujours. J'aurais pu craindre que tu sois un psychopathe, un violeur ou je ne sais trop quoi, mais non, j'avais confiance. Tu étais mon âme sœur.

Tu m'as embrassé, caressé comme jamais personne ne l'avait fait. Impossible de décrire ces moments, c'était magique, presque irréel. J'avais l'impression de découvrir l'amour, la sexualité.

Nous avons passé quatre jours ensemble.  Je ne pouvais m'empêcher de me coller à toi, de sentir ton contact, tes baisers… Plus rien d'autre n'existait. Nous étions sur un petit nuage, en plein conte de fée et quand l'heure du départ approcha, je ne pus retenir mes larmes. C'est comme si on m'enlevait une partie de moi. Je t'aimais tellement, je t'aime tellement. Jamais je n'aurais cru que notre histoire puisse prendre la tournure qu'elle a prise. Moi, qui ne croyais pas en l'amour éternel, moi qui étais blasé de toutes ces conneries de romantisme, je me surprenais à rêver de nous, assis sur banc, main dans la main et vieux. J'étais à toi, je t'appartenais.

Tu avouas tout à ta femme, prit la décision de divorcer. Je me sentais vraiment mal pour elle mais l'amour que j'avais pour toi, dépassait tout le reste. Je n'avais pas mauvaise conscience, nous nous aimions, nous ne pouvions pas lutter contre ça. J'étais triste pour ta femme mais malgré tout heureuse de t'avoir pour moi seule.

Tu venais me voir dès que tu pouvais, n'hésitant pas à traverser toute la France pour pouvoir passer un week-end ici.   Le bonheur était total quand nous étions réunis. Je savais que pour toi, une foi chez toi,  la situation était difficile.  Le divorce, la vente de la maison, les problèmes au travail… J'essayais de te soutenir de mon mieux, j'aurais voulu pouvoir être là pour te prendre dans mes bras, te rassurer, te donner du courage.  Je commençais à me sentir coupable d'être heureuse, coupable de t'aimer. Alors quand je compris que j'étais enceinte je me sentis encore plus mal.

La grossesse n'était pas prévue, pas désirée. Je détestais ce bébé qui grandissait en moi. J'avais peur qu'il nous sépare, ou pire qu'il t'oblige à rester. Je crois que je sentais déjà ton éloignement mais je refusais d'ouvrir les yeux.

J'ai pris mon courage à deux main et je t'ai annoncé que j'étais enceinte, que je ne savais pas si j'allais le garder. Tu t'es mis en colère, tu m'as dit des choses terribles qui résonnent encore dans ma tête.  As-tu cru que je l'avais fait exprès pour te piéger ? Je t'ai dit que je n'attendais rien, que je ne te demanderais rien, et je le pensais.

Je crois que c'est à ce moment là que j'ai compris que tu ne m'aimais pas, au moment ou tu m'as reproché d'avoir tout perdu à cause de moi. Même si après tu t'es excusé pour ces paroles, j'ai su que tu les pensais vraiment, que tu les penserais encore et que tu me reprocherais toujours d'avoir gâché ta vie. J'aurais du te quitter, mais j'en étais incapable par ce que je t'aimais trop et c'était égoïste. J'espérais tellement de notre relation. Pour la première fois de ma vie je me sentais en confiance, mes peurs avaient disparues, je me sentais incapable de vivre sans toi. J'ai essayé de te quitter. J'ai pris la décision de garder ce bébé,  je ne voulais pas de lui, je ne l'aimais pas mais l'idée de tuer un être vivant  était pire que celle de le garder.

Tu es revenu vers moi, avec tes « je t'aime », tes regards, tes rêves. Je savais que tu ne m'aimais pas, mais je voulais tellement y croire encore. Alors je me suis voilée la face, j'ai espéré encore et encore. Plus tu t'éloignais, plus j'espérais et j'en voulais tellement à ce bébé qui grandissait dans mon ventre. J'avais peur de ne pas pouvoir l'aimer quand il serait là. Toi, tu étais loin, je me sentais seule, perdue et je ne pouvais plus me confier à toi. De ta bouche ne sortaient que des reproches, des jugements. J'avais l'impression de n'être plus rien mais je m'accrochais de toute mes forces à nos rêves, à ce type croisé sur le net, si doux, si aimant, si compréhensif.

La gynécologue s'inquiétait pour moi, ma tension était trop haute, mon moral trop bas. Elle essayait de me rassurer sans succès, combien de fois me suis-je mise à pleurer dans son bureau !

Je ne savais pas comment tout arrêter, je n'en avais ni la force, ni le courage.  Enceinte d'un enfant non désiré,  amoureuse d'un homme qui ne m'aimait plus, maman d'un garçon qui devenait jaloux et agressif.  Je me sentais si seule, si faible. Je cherchais en vain ton soutien, ton amour.

J'ai pensé, ou plutôt espéré que tout s'arrangerait quand tu vivrais avec nous.  Mais ça n'a pas été le cas. Tu t'es éloigné encore.  Tu n'avais plus de geste tendre, ton regard s'était durcit. Et même lors de nos relations sexuelles, je ne sentais plus avec moi.  Aucun mot tendre, aucune attention, plus aucun regard. Je me sentais invisible. Tu ne me faisais plus l'amour, tu me baisais et tu avais besoin de garder les yeux fermé pour le faire. Je me sentais si moche, si mal dans ma tête, et tes reproches continuels m'enfonçaient chaque jour d'avantage.

Peut-être quand j'accoucherais ai-je pensé.

Jessy est arrivé, je t'ai vu heureux et fier de ce petit bonhomme. Je ne voulais pas gâcher ton bonheur si fragile alors je ne disais rien. Je préférais taire mon mal être, ma douleur. Je n'arrivais pas à l'aimer, je lui en voulais d'avoir gâché notre histoire. Et si Jessy n'était pas arrivé, m'aurais-tu aimé ? J'avais du mal à supporter ce bébé pleurnicheur, malade. Je ne dormais plus, j'étais fatiguée de l'entendre pleurer nuit et jour. Je le trouvais si laid avec ces plaques d'eczéma et en même temps je m'en voulais tellement. Je me souviens avoir lu que l'eczéma était psychologique alors je me sentais coupable, persuadée que tout était de ma faute.  Je compris que ce n'était pas Jessy que je n'aimais pas mais moi. A travers ses rougeurs je voyais ma propre laideur. Dans ses pleurs, j'entendais mes cris intérieurs. A chaque fois que je criais sur lui par ce que trop fatiguée par les nuits blanches, c'est à moi que j'en voulais, je crois que j'aurais voulu disparaitre. J'implorais pour que tout rentre ans l'ordre. J'attendais un geste, une parole de réconfort venant de toi mais à la place je voyais ton dégout augmenter.

Je me suis dit qu'il fallait que ça change, mais je n'avais toujours pas le courage de te perdre même si nous étions tous malheureux. Je pris la décision de tout garder à l'intérieur, de rebâtir un mur entre moi et le reste du monde,  entre toi et moi surtout. Et en même temps j'espérais encore, je ne sais pas pourquoi je crois que je t'avais perdu avant même que tu sois là.  Je crois que je t'ai perdu le jour ou notre histoire est sortie de nos écrans, ou le rêve s'est transformé en réalité.

Pendant trois ans  j'ai continué comme ça, entre déprime et espoir.  Tu t'es complètement détourné, tu as trouvé refuge auprès de femmes rencontrées sur internet.  Je suis devenue ton ex femme, elles sont devenues moi et ça fait mal à en crever. Tu m'as dit « Je ne t'aime pas », je me suis sentie prête à partir enfin mais tu es revenu vers moi, avec tes projets pleins la tête. L'espace d'un moment j'ai retrouvé l'homme de ma vie, celui qui me regardait avec tant de douceur. L'espace d'un moment j'ai cru en nous et j'étais à nouveau heureuse comme je ne l'ai plus été depuis quatre ans.  J'ai eu envie de toi, de te sentir contre moi. Et même si tu continuais à me « baiser », j'ai pensé que ça changerait, qu'à nouveau tu me regarderais, qu'à nouveau tu me ferais l'amour.

Je me suis trompée. 

Je t'ai surpris sur internet en train de prendre rendez-vous avec une autre. Je t'ai surpris en train de lui confier ton désir d'avoir une double vie.

C'est trop pour moi. Je suis fatiguée de supporter ton désamour alors que je t'aime tellement et pourtant je suis prête à jouer les putains pour toi si ça pouvait me permettre de te garder quelques minutes encore. J'ai changé de chambre, je ne dors plus à tes cotés par ce que je sais que notre histoire est belle est bien fini, que je n'ai plus rien à espérer. Tu ne m'as jamais aimé, tu as juste rêvé.

J'ai trop espéré, trop attendu, je suis brisée.

Tu m'as reproché de trop t'en demandais mais je ne te demandais rien justement. Tu m'as dit que pas un jour ne s'était passé sans que tu penses à ton ancienne vie.  Tu m'en veux d'avoir gâché ta vie. Tu as raison, et je m'en excuse.  J'aurais du avoir la force de mettre un terme quand j'ai compris que tu ne m'aimais pas. J'aurais du avoir le courage pour nous deux et pour nous éviter de souffrir autant.

 

Tu voulais que j'écrive notre histoire d'amour que tu trouvais digne d'un roman. Aujourd'hui j'écris la fin tragique d'une histoire basée sur du rêve.

Pardon pour tout

Pardon d'avoir tant espéré de notre relation

Pardon de t'aimer.

Tu es maintenant libre, je te souhaite de trouver le bonheur.

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2009-12-20 , consulté 31 fois

Commentaires


Angèle
site/blog
le 20/02/2010 à 19:53:57
Bonjour,

Je n'ai pas lu tous vos articles, seulement quelques uns. Je trouve la présentation de votre blog vraiment très belle et bien faite. Moi qui suis nulle en informatique, je bave devant.

Vous avez une histoire difficile, vous avez dû beaucoup souffrir, peut-être souffrez-vous encore ? Mais n'abandonnez pas. Battez-vous pour être heureuse envers et contre tout.

Je ne vous connaît pas et ne trouverez donc certainement pas les mots justes pour vous consoler et fermer vos blessures, mais si vous voulez parler, je suis là. Laissez un message sur mon site et je vous donnerai mon adresse mail.

Peut-être que vous en avez marre des pseudos chrétiens qui font la morale sans appliquer ce qu'ils disent. Mais j'ose tout de même vous dire que Dieu vous aime, même si tout le monde vous abandonne, Il est toujours là, peu importe ce qu'il se passe, ce que vous faites.

Je vous le dis pour que vous ne doutiez jamais que votre vie n'est pas vaine. De même pour votre enfant. Je sais qu'une grossesse non désirée est très dure (même désirée elle peut entraîner une dépression) mais si cet enfant a été conçu c'est pour une raison. Peut-être que vous ne le voyez pas (c'est très dur de trouver des raisons à des choses qui nous sont dures à vivre, pour moi c'était la maladie).

Bonne continuation ! Je reviendrais voir de temps en temps.

Que Dieu vous bénisse. (Si mon côté "ultra croyante" vous dérange, dites-le moi.)
Pupuce38
le 22/12/2009 à 19:21:09
Bonsoir,
Que dire de cette histoire oui tiré d'un roman d'amour a la fois belle et compliqué, réel et irréel

es ce qu'un rêve ou une réalité je sais pas mais en tout cas tu écris cette histoire telle qu'un écrivain avec beaucoup de sentiment, de sincérité, de tristesse et d'amour au fond de ton cœur

J'espère qu'a nouveau tu vivre cet amour comme dans les film ou dans les contes de fée

Je sais que ton mal être et ta douleur sont inconsolable mais crois encore en l'amour car sans amour il y a plus de vie et que deviendrons tes enfants sans l'amour de leur mère.

Je sais que tu me connais pas mais sache que si ta besoin de parler je suis la

je te dis a très vite, prend bien soin de toi.



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